Le bil'hand sur la N1...

Voilà bien longtemps que le gymnase Richardson était privé de sourires le samedi soir, sur les coups des 22h00, à l'heure où, en général, s'achèvent les matches de Nationale 1.Il faut même remonter au 14 janvier, et un succès sur La Garde (23/17), pour retrouver les parfums d'une ambiance de victoire, car depuis, hormis un match nul au goût doux et amer contre Vesoul en février pas un seul signe de "V" à lever au bord de l'Ouvèze. La victoire obtenue à Dijon en mars sera d'ailleurs l'unique moisson à trois points pour des Reds en perdition.

n1-match-nimes-057.jpgVoilà donc cette dernière victoire obtenue de haute lutte hier soir, devant une assistance de supporters réduite mais au final privilégiée, décimée par une absence de lever de rideau ou une finale de "ballon au pied" sans doute moins passionnante que ce duel handballistique. Ultime joker dans la manche à Jacques Mège et "sa bande", cette rencontre couperet ne sentait pas la sinécure au regard de la feuille de match où figurait l'équipe type de Nîmes, emmenée par son quatuor Carretero, Champion, Peyrolle, Marchal. Pied de nez à la  logique supportrice locale, le coup d'envoi de la rencontre était donné par la jeune Léa, représentante de la SAMSE Valence, partenaire du ballon du match, et dont le slogan "Allez les hommes en bleu" ne pu trouver preneur entre les Reds et leurs adversaires de blanc vêtu !

La partie démarra sur un rythme bien connu, trop connu du côté de Richardson, les pouzinoises prenant la tête du tableau d'affichage comme très souvent cette saison, jusqu'à la 20ème minute, où, de mauvaise habitude, l'affaire partait à vau-l’eau. Mais au prix d'une défense solidaire et très mobile devant une Aline Vouriot en match de gala, tandis que l'attaque affichait un esprit collectif et une efficacité rénovés, les Reds s'appliquèrent à maintenir leurs adversaires à distance, et, sans un petit excès de précipitation dans la dernière minute du premier acte, joué à 6 contre 5 de surcroît, auraient pu rentrer aux vestiaires avec un joli + 7 au tableau d'affichage. Mais les velléités et le talent gardois limitèrent la casse… et l'enthousiasme ardéchois en convertissant le dernier cadeau de la mi-temps sifflée sur un 17/12 positif. Les dix minutes de pause permirent aux sentiments mêlés d'espoir et d'expectative de s'exprimer à la buvette: Les Reds allaient-elles tenir ?

Le second acte sera finalement vécu comme trente belles minutes de plaisir, durant lesquelles, de la jeune Madison à l'expérimentée Adriana, en passant par n1-match-nimes-107.jpgtoutes les joueuses sur le terrain et le banc, les couleurs rouges et noires affichèrent des valeurs et une qualité de jeu rarement exprimées aussi longtemps cette saison. Laurie Minodier, tout juste sortie de sa réserve, y allait même de son but, tout un symbole. Le gong pouvait alors retentir, un plaisant 35/29 illuminant le tableau d'affichage et les visages pouzinois.

Passée la joie légitime, les calculettes ne mirent toutefois pas longtemps à reprendre leurs droits, les défaites de Vesoul et Besançon (merci Plan de Cuques et Bourg de Péage) se conjuguant plutôt bien. Désormais le scénario idéal passe par deux n1-match-nimes-126.jpgvictoires des Reds à La Garde samedi prochain puis contre Bourg de Péage le 12 mai à Richardson, en espérant que Vesoul s'incline à deux reprises (contre Bouillargues puis Besançon), et que l'équipe première de Besançon termine à la dernière place des plays-down de la LFH ! Un fil ténu relie donc encore les Reds à la Nationale 1, verdict le 12 mai au soir... vers les 22h00 !    

Les photos de la rencontre : Appareil-photo.jpg

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